Avant de vous lancer, assurez-vous de remplir les conditions :
- Plafonds 2026 : 188 700€ (vente) ou 77 700€ (services) de CA annuel
- Activités autorisées : Commerce, artisanat, professions libérales non réglementées
- Activités interdites : Professions réglementées (avocat, médecin), immobilier, agricole
- Cumul possible : Salarié, étudiant, retraité, demandeur d'emploi
- Code APE : Choisissez le code correspondant à votre activité principale
Un salarié peut créer sa micro-entreprise sans informer son employeur (sauf clause de non-concurrence).
La création est 100% gratuite et en ligne :
- Site officiel : guichet-entreprises.fr ou autoentrepreneur.urssaf.fr
- Documents : Pièce d'identité, justificatif de domicile
- Délai : Numéro SIRET reçu sous 1-4 semaines
- CFE : URSSAF (libéral), CCI (commerce), CMA (artisanat)
- ACRE : Demandez l'exonération de charges la 1ère année si éligible
Attention aux sites payants qui imitent les sites officiels. L'inscription est GRATUITE.
Séparez personnel et professionnel :
- Compte bancaire dédié : Obligatoire si CA > 10 000€ pendant 2 ans consécutifs
- Compte pro vs perso : Un compte courant séparé suffit (pas besoin de compte « pro »)
- RC Pro : Obligatoire pour le BTP, recommandée pour tous (dès 15€/mois)
- Mutuelle : Non fournie, souscrivez une complémentaire santé individuelle
- Prévoyance : Recommandée pour couvrir maladie et accident
Banques en ligne gratuites : Boursorama, Fortuneo, Revolut Business.
La gestion simplifiée de la micro-entreprise :
- Factures obligatoires : Numéro, date, identité, désignation, montant HT (pas de TVA si franchise)
- Mention obligatoire : « TVA non applicable, art. 293 B du CGI »
- Livre des recettes : Obligatoire, chronologique, avec mode de paiement
- Conservation : Gardez factures et relevés pendant 10 ans
- Outils gratuits : Henrri, Freebe, Excel/Google Sheets suffisent
Pas de bilan ni de compte de résultat à produire : vous déclarez juste votre CA.
Comprenez ce que vous paierez :
- Cotisations sociales : 12,3% (vente), 21,2% (services), 21,1% (libéral)
- CFE : Taxe locale, exonérée la 1ère année, ~200-500€/an ensuite
- Impôt sur le revenu : Abattement forfaitaire ou versement libératoire (1-2,2%)
- Déclaration CA : Mensuelle ou trimestrielle sur autoentrepreneur.urssaf.fr
- TVA : Franchise jusqu'à 36 800€ (services) ou 91 900€ (vente)
Simulez vos charges nettes : sur 1 000€ facturés, comptez ~750€ net après cotisations et impôts.
Questions Frequentes
Peut-on être micro-entrepreneur et salarié ?
Oui, sans limite de cumul. Vérifiez juste votre contrat de travail (clause d'exclusivité, non-concurrence). Votre employeur n'a pas à être informé sauf si vous travaillez dans le même secteur.
Que se passe-t-il si je dépasse les plafonds ?
Vous basculez en entreprise individuelle classique avec TVA et comptabilité complète. Le dépassement doit être sur 2 années consécutives pour perdre le régime.
Puis-je déduire mes frais professionnels ?
Non, c'est le principal inconvénient. Les charges sont calculées sur le CA, pas le bénéfice. Si vos frais dépassent 34-50% de votre CA, un autre statut serait plus avantageux.
Comment facturer à l'étranger ?
C'est possible ! Facturez en euros ou devises, mentionnez « TVA non applicable ». Pour l'UE, obtenez un numéro de TVA intracommunautaire (gratuit) si vous vendez des services.
Quand passer en société (SASU, EURL) ?
Quand vos bénéfices dépassent 30-40 000€/an, que vous voulez déduire des charges importantes, ou que vous avez besoin de crédibilité (levée de fonds, gros clients).